Dans un verre, elle paraît transparente. En grande quantité, l’eau pure révèle pourtant une légère teinte bleue.
Les molécules d’eau absorbent davantage certaines longueurs d’onde rouges de la lumière visible. Ce phénomène devient plus perceptible lorsque la lumière traverse une grande épaisseur d’eau.
Dans la nature, les matières dissoutes et les particules en suspension modifient aussi la couleur. Le bleu d’un lac ne vient donc pas uniquement du reflet du ciel.
La dureté de l’eau est principalement liée au calcium et au magnésium dissous.
En traversant les sols et les roches, l’eau peut dissoudre des minéraux. La géologie de la ressource explique ainsi une partie des différences de dureté entre les régions.
Une eau dure peut favoriser les dépôts de tartre dans les équipements et diminuer l’efficacité du savon. La dureté est une caractéristique minérale ; elle ne constitue pas, à elle seule, un indicateur de pollution.
Faire bouillir l’eau élimine-t-il tous les polluants ?
Non. L’ébullition agit sur les microbes, mais ne constitue pas un traitement universel.
L’ébullition permet d’inactiver des organismes responsables de maladies. C’est pourquoi elle peut être demandée lors de certaines alertes microbiologiques.
En revanche, elle ne rend pas sûre une eau contaminée par des substances chimiques toxiques. Une consigne « ne pas boire » ne signifie donc pas automatiquement « faire bouillir avant de boire ».
L’image d’un immense lac sous nos pieds est souvent trompeuse : l’eau occupe les espaces disponibles dans le sous-sol.
Une grande partie de l’eau souterraine se trouve dans les pores et les fissures des sols et des roches. Lorsqu’une formation stocke et transmet suffisamment d’eau pour être exploitée, on parle d’aquifère.
Les précipitations peuvent contribuer à sa recharge en s’infiltrant. La quantité d’eau disponible et sa qualité varient selon le climat et la géologie.
L’eau possède une particularité familière : sa forme solide est moins dense que sa forme liquide.
En gelant, les molécules d’eau s’organisent en une structure plus espacée. Pour une même masse, la glace occupe donc davantage de volume que l’eau liquide.
Sa densité plus faible explique pourquoi un glaçon flotte. Cette augmentation de volume aide aussi à comprendre pourquoi il faut prévoir de la place lorsqu’on congèle de l’eau.
Deux moteurs essentiels mettent l’eau en mouvement : l’énergie du Soleil et la gravité.
L’énergie solaire favorise l’évaporation. L’eau circule entre l’atmosphère, la surface et le sous-sol, sous forme liquide, solide ou gazeuse.
La gravité fait tomber les précipitations et entraîne les écoulements vers le bas. Nos activités modifient aussi ce cycle : barrages, prélèvements et aménagements changent les lieux de stockage et les déplacements de l’eau.